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Questions - Réponses - Réflexions

Réflexion au sujet du mot agonie

Il n'est pas rare d'entendre parler de l'agonie du Seigneur Jésus sur la croix. Par ce terme on cherche à décrire des souffrances qui émeuvent et à les traduire en mots humains. Cependant, le mot agonie est-il vraiment approprié ?

Notre Seigneur à Golgotha

Le mot agonie vient d'un mot grec, agônia, qui signifie lutte, combat. Il a été repris en latin ecclésiastique pour exprimer l'anxiété face à la mort, un état de lutte, d'angoisse, de détresse. Aucune de ces expressions ne peut s'appliquer à notre Seigneur lorsqu'Il est sur la croix.

Aucune angoisse dans ces paroles : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23. 24).

Aucune perte de conscience ou d'intelligence en disant à sa mère et à son disciple : "Voilà ton fils ....voilà ta mère" (Jean 19. 26), ni en disant avec une pleine connaissance des prophéties : "J'ai soif", afin que l'Écriture soit accomplie (19. 28).

Aucun affaiblissement non plus dans celui qui "ayant jeté un grand cri, expire" (Marc 15. 37), de telle sorte que le centurion, voyant qu'il avait expiré en criant ainsi, dit : "Certainement, cet homme était Fils de Dieu" (v. 39).

Non, l'Évangile ne nous présente pas un homme angoissé et tourmenté agonisant lentement dans un affaiblissement progressif contre lequel il aurait lutté, mais un Sauveur qui entre dans la mort en vainqueur.

Notre Seigneur à Gethsémané

Par contre, on a pu parler " d'agonie " à propos de Gethsémané. Il convient d'être très prudents lorsque nous considérons ces moments de la vie du Seigneur, car nous sommes incapables d'entrer dans ce que furent réellement les souffrances de notre bien aimé Sauveur. La Parole nous dit que, "étant dans l'angoisse du combat, sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre" (Luc 22. 44). Ne pensons pas que l'Homme parfait pouvait affronter la mort, salaire du péché, avec légèreté ou indifférence. A Gethsémané, il offre "avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort" (Héb. 5. 7). A Gethsémané il y a angoisse et combat. Les mots humains ne peuvent décrire la profondeur de cette scène.

Arrêtons-nous devant la croix : "N'est-ce rien pour vous tous qui passez par le chemin ? Contemplez et voyez s'il est une douleur comme ma douleur qui m'est survenue, à moi que l'Eternel a affligé au jour de l'ardeur de sa colère" (Lam. 1. 12). Nous entendons ce cri : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?", mais aussi ce mot si plein d'assurance et d'avenir : "C'est accompli".

Oui, notre Sauveur a triomphé ; il est entré dans la mort en vainqueur. Le monde ne voit en lui qu'un homme crucifié sous Ponce Pilate, un révolutionnaire mort sur une croix. Alors, n'hésitons pas à proclamer ouvertement que Jésus Christ est mort en vainqueur et qu'il est ressuscité.

Luc Giménez

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